Artistes
Francis Délivré
« Francis Delivré se révèle minutieusement attentif au colloque secret de la Beauté immuable et des attitudes fugaces ».
Depuis son enfance, Francis Delivré a eu la chance d’être immergé dans le monde des Arts, entouré des artistes de la villa Abd-el-Tif, puis en faisant, parallèlement au lycée, les Beaux-Arts d’Angers et la Villa Thiole à Nice ; son baccalauréat philo en poche, il fit l’École des Arts Décoratifs de Nice, les Beaux-Arts de Marseille, puis ceux de Nancy où il obtint son diplôme national avec les félicitations du jury.
Il reçut l’enseignement de Éppelé, Dunoyer de Segonzac, Arnulf et Jacquot, devenus par la suite ses amis.
Après l’École des Beaux-Arts de Rennes, il enseigne de nombreuses années à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, aux côtés d’artistes de très grands renoms comme Zao Wou-Ki, Rohner, Peduzzi, Widmer, Talon, Le Foll, Lagarrigue, Clerté, Lenclos, Vinardel, Briat, Boton, Coulentianos, Auffret, Signori et, durant sa carrière, il rencontra Dali, Volti, Cacheux, Jeanclos…
Il réalise de multiples travaux dans le domaine de l’illustration, l’affiche et le graphisme, puis se consacre à la peinture et la sculpture, pour lesquelles il est référencé Wikipédia et coté. (Drouot, Artprice, Arnet, Akoun…).
Outre de multiples sélections, expositions et distinctions, il voit ses œuvres présentes dans des collections aussi bien privées que publiques (dont les sculptures en bronze “ Le Défi ” et “ Jeu, Set et Match ! ” au Musée du Sport à Nice).
Il aime jouer avec les mots comme il aime jouer avec les formes, les écritures, les traces, les trames, les cadrages, les couleurs pour traduire l’espace et le mouvement; il s’ingénie à relater la vie des objets au travers de ses “ filets ”, ses “ éclaboussures ”, ses “ rebonds ”, ses “ natures mortes animées ”, magnifiés par le bronze qu’il réalise en fonderie.
Fabien Garcin
Commandes spéciales
Véronique Dumont
Véronique Dumont est depuis toujours passionnée par la terre et l’image de l’Homme, qu’elle aborde dans sa diversité et représente à travers ses portraits en buste et ses corps en bronze ou en terre cuite patinée sans jamais travailler d’après modèle. Ses sculptures, d’une grande expressivité, peuplent son univers vivant et singulier dans lequel se croisent des hommes et des femmes investis d’une douce humanité que l’artiste donne à voir sans autre ambition que de transmettre une émotion, le souvenir parfois d’un être, la réminiscence d’un moment.
Véronique Dumont : un talent inné et un avenir prometteur de belles créations à suivre. Un travail sensible, précis et maîtrisé réalisé au gré d’une inspiration toujours renouvelée. À découvrir…
CONTACT
Véronique Dumont, sculpteur
+33 6 22 22 57 34
info@veronique-dumont.com
www.veronique-dumont.com
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Le louarn
Démarche artistique :
La terre est sensuelle et encourageante. L’humanité est belle et émouvante. C’est ainsi que je me suis mise à créer.
Je façonne l’argile avec rapidité pour y inscrire un mouvement, une expression, une émotion. Les modelés sont spontanés et conservent parfois les traces d’outils. Les visages sont détaillés et plein d’humanité. Ils expriment tour à tour la curiosité, l’étonnement ou encore la peur.
Ma technique se fonde sur une solide pratique du croquis et du modelage du corps d’après modèle vivant. Sans renier mes affinités plastiques avec une école française prenant ses sources chez Auguste Rodin, j’introduis progressivement des thématiques et interrogations contemporaines. Au fil du temps, ma palette de matériaux s’enrichie : la terre papier, la cire, ou encore le grillage m’ouvrent des possibilités d’expression plus personnelles.
Les corps apparaissent vêtus et racontent une histoire qui n’est pas entièrement dite. Les silhouettes sont mises en scène en équilibre fragile sur des grandes structures en acier. Représentations aériennes en grillage, personnages inquiets, vulnérables, qui se soutiennent et se répondent … Les thématiques du chemin, du passage, de la quête de sens s’expriment au travers de mes œuvres.
Biographie en qualité d’artiste :
Depuis plus de quinze ans je pratique la sculpture à l’Académie d’Art de Meudon dans l’atelier de Flavia Fenaroli.J’ai suivi différentes formations thématiques comme la fabrication d’un bronze avec Coulée d’art, ou la patine avec Hélène Santrot praticienne du Louvre.
Depuis 2014, je me consacre entièrement à la sculpture dans mes ateliers de Meudon et de Concarneau. J’ai réalisé plusieurs expositions personnelles.
Je suis par ailleurs membre de l’association Artistes à Meudon qui m’a décerné le premier prix de sculpture lors des portes ouvertes d’ateliers en septembre 2018.
Je suis administratrice bénévole à l’association La Source Rodin.
Association La Source :
La Source est une association à vocation sociale et éducative par l’expression artistique, créée par le peintre et sculpteur Garouste. Cette association aide les enfants et les jeunes en difficultés à s’épanouir par l’expression artistique. Nous agissons en partenariat avec le musée Rodin de Meudon.
Suivez moi sur Facebook : Marielle Le louarn
Mon site internet : Marielle Le Louarn – Sculpteur
Isabelle Thiltgès
Formée par l’expérience patiente de la terre qu’elle sculpte depuis plus de vingt ans, Isabelle Thiltgès, belge d’origine, vit et travaille actuellement à Bruxelles où elle s’est réinstallée après une trentaine d’années de vie parisienne. Indépendante et nourrie par la vie, elle aborde des thèmes variés instinctivement choisis à la faveur de sa sensibilité.
Ses sculptures en bronze, figuratives, invitent le regard au voyage : du petit au grand, des oiseaux aux cercles habités, des visages concrets aux silhouettes humaines souvent lisses, parfois juste esquissées, l’œil circule entre les formes, passe des pleins aux vides sculptés par les lignes simples et épurées qu’Isabelle aime pour leur exigence de justesse.
Un éclectisme assumé et une sobriété qui font l’originalité de son travail, très présent dans les collections privées en Belgique comme à l’Étranger où il est régulièrement exposé ; celui d’un électron libre et inclassable capable de donner matière à l’impalpable dont elle exprime la profondeur avec retenue et authenticité.
Sophie Cloart
Informations Complémentaires
Contact & Info
Atelier Isabelle Thiltgès
Rue Général Patton, 34
1050 Bruxelles
Belgique
+33 (0)6 80 18 91 27
+32 (0)4 91 94 03 87
sculpture@isabellethiltges.com
Facebook : Isabelle Thiltgès, sculpteur
Instagram : isabelle_thiltges_sculpture
Jean-Marc LAROCHE
Jean-Marc LAROCHE est né à Paris en 1959. Il n’était pas ce qu’on appelle un enfant sage. Ses parents l’adoraient mais ils étaient souvent déconcertés par ses farces, qui n’étaient pas toujours du meilleur goût. Son Père avait frisé la crise cardiaque lorsqu’à l’âge de 10 ans, il avait simulé une douleur atroce, son doigt faussement ensanglanté et transpercé par un énorme clou de farce et attrape. Il leur en faisait voir de toutes les couleurs. Cela a failli mal tourner avec sa passion pour la chimie et les explosifs. Il avait 15 ans quand l’explosion de son laboratoire l’a envoyé directement à l’hôpital, les mains brûlées au troisième degré. Dieu merci, la maison familiale ne s’est pas embrasée, mais il s’en est fallut de peu.
Après cela , il s’est un peu calmé mais il était toujours en train d’inventer et de bricoler quelque chose dans son garage. A l’époque, il se nourrissait abondamment de Cinéma Hollywoodien et de Bande Dessinée. « Métal Hurlant » et ses dessinateurs comme Philippe Druillet ou H.R. Giger, l’ont fasciné et ouvert aux univers fantastiques et à la science fiction.
Aux études, il a préféré les voyages. Il est tombé amoureux du Brésil et de sa femme Vilma, originaire de Rio de Janeiro.
De retour en France à la fin des années 80, la Sculpture est devenue son métier à plein temps. Et c’est tout naturellement qu’il en est venu au couteau, objet si présent dans les histoires fantastiques qu’il affectionnait tant. Autodidacte, il a appris et apprends encore aujourd’hui tout ce qui est nécessaire pour la réalisations de ses pièces.
De 1990 à 2002, il parcourait les salons de couteaux, en Europe et aux USA. Certaines de ses pièces ont été primés, elles suscitaient l’intérêt par leur originalité, à tel point qu’un industriel peu scrupuleux, lui a volé 6 modèles pour les reproduire massivement en Chine. Il n’avait pas envie d’une bataille juridique, et a préféré prendre cela comme la rançon du succès.
Au cours des quinze dernières années, il s’est d’avantage consacré à des créations statuaires plus imposantes, autour de deux grands axes de travail ; La Mécanique Humaine, et la Danse Macabre avec des squelettes toujours plus vivants, et l’idée qu’en considérant la mort, on donne toute sa valeur à la vie.
Avec l’âge, il essaye de plus en plus de concilier le travail et le plaisir. Il est heureux de pouvoir continuer à reproduire les rêves et les passions qu’il avait étant enfant.
Philippe Crivelli
Dans les années 50-60, l’art n’était pas référencé comme une orientation professionnelle mais comme un loisir. Pourtant il avait le sentiment d’aimer l’art. Après son CEP (Certificat d’Etudes Primaires), que faire ? Pas de soutien dans son orientation, il fallait apprendre un métier. Pourquoi pas un métier manuel ? Fondeur, spécialité fonte acier, il aurait dû choisir bronze !
Après son CAP, il a fait une année supplémentaire spécialité moulage. A la sortie du collège professionnel, direction la fonderie. Puis le service militaire et ensuite quelle était l’alternative ? L’informatique !! Il a exercé ce métier pendant 38 ans, et puis la retraite.
Enfin libre ! L’objectif, trouver une activité qui le fascine, qui le donne envie de s’exprimer par et pour lui-même. L’art était l’objectif idéal, mais quel art ? Il s’est rappelé que sa fille cadette avait fait des tentatives réussies dans la sculpture, pourquoi pas lui ?
Il a toujours eu une passion pour les œuvres réalistes, modernes, et qui se plaisent dans l’espace. Regarder une œuvre, ce n’est pas de savoir si elle est finie mais de savoir comment le cerveau l’interprète. Le sien va au-delà de ce qu’il voit, il a besoin d’imaginer, d’interpréter ce qu’il ne voit pas, mais toujours avec du réalisme.
Le thème qu’il a envie de travailler : le jean et les mains. Le jean vêtement universel indémodable et expressif. Les mains fascinantes et personnelles, que fait-on sans main ? Certainement pas de la sculpture.
En 2016, il a rencontré Madame Norma Bessières (Artiste Peintre) lors d’une exposition, elle l’a encouragé à continuer mais aussi à passer le cap de la terre cuite et de réaliser ses œuvres en bronze,il s’y emploie en ce moment avec la Fonderie d’art Avangini. Et oui, il revient à la fonderie 50 ans après !!
Sophie Verger
Née en 1953 à Paris, Sophie VERGER vit et travaille en Picardie. Formée à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, elle se consacre à la sculpture, grès et bronze, depuis une vingtaine d’années, avec une prédilection pour le thème animalier qu’elle aborde selon une vision très personnelle, touchante et drôle à la fois. Exposé pour la première fois en 1991 à la galerie Colette DUBOIS, son travail est désormais présenté par plusieurs galeries, en France et à l’étranger, de manière permanente et dans le cadre d’expositions ponctuelles. Ses créations sont également régulièrement exposées lors de foires d’art contemporain dans toute l’Europe. Plusieurs musées et municipalités (Berck, Chantilly, Saint-Brieuc, Saint-Ouen l’Aumône, Sarlat, Vauréal, Villers-Cotterêts, Viroflay) ont acquis ses oeuvres qui figurent aussi dans de nombreuses collections privées aux États-Unis, en Suisse, Allemagne, Grande-Bretagne, Belgique et aux Pays-Bas.
Myriam Barnini
Il faudrait regarder un travail au moment où il prend forme, observer « comment » il se met en place, pour mieux le comprendre et aussi pour pouvoir en parler. Miryam nous a donné carte blanche et nous la remercions de cette confiance.
Il était hors de question entre nous, de faire de cette présentation un texte convenu où l’éloge en devient l’exercice habituel. Il s’agissait plutôt de dresser les grandes lignes de ce travail obstiné que je vois se préciser dans des choix clairs, autant artistiques que de vie.
C’est important de regarder comment un artiste revient à chaque début de travail à des gestes et à des comportements significatifs. Miryam commence toujours, par poser son œuvre, par l’ancrer solidement, lui donner des véritables fondations. Les bases de ses sculptures sont régulières, géométriques. Cette forme géométrique – l’assise de l’œuvre – se trouve idéalement tracée sur le plan de l’établi. Ce tracé idéal conduit à penser au tracé symbolique, de forme carrée, qui déterminait, chez les étrusques, l’emplacement de la future construction d’une ville.
Sur cette base Miryam érige des couples, des familles. Des formes pleines, solides, parce que leur base est « fondée ».
Elle pose sa base et avec la terre de modelage, accumule des strates, comme dans la fondation d’une demeure solide, qui à son tour est formée par ceux qui l’habitent.
Sur cette terre avec laquelle elle travaille, s’enracinent des corps aux formes dépouillés, unis entre eux par les rythmes des bras et des têtes. Jamais seuls, ils sont les fondations d’une maison idéale, autant humaine, terrestre, que spirituelle.
Dans ce projet, autant de vie qu’artistique, les matériaux sont significatifs. La terre est la terre de notre sol, celle qui nous nourrit et qui nous définit. Le bronze est l’un des matériaux les plus anciens et nous accompagne depuis l’antiquité. Le fer aussi, plié, torsadé jusqu’à former des masses compactes et pourtant aérées.
Le travail de Miryam montre que ce qui est important est de creuser toujours plus, en profondeur, à l’endroit même où l’on est, où l’on vit.
Les vraies découvertes, sont celles qui, comme pour les fouilles archéologiques, ne se livrent qu’après une exploration minutieuse, car « les ‘états de choses’ ne sont rien de plus que des couches qui ne (se) livrent qu’après une exploration méticuleuse. […] Et se frustre du meilleur, celui qui a fait seulement l’inventaire des objets mis à jour et n’est pas capable de montrer dans le sol actuel l’endroit où l’ancien était conservé.1 »
1. W. Benjamin, Fouilles et souvenirs, (Denkbilder Verlag, Frankfurt am Main, 1974-1981), in Images de pensée, trad. J.F.Poirier et J. Lacoste, Paris, Bourgois, coll. Détroits, 1998, p. 181-182.
Chésade
Jean Luc Tisserand
Diana Demova
Née à Minsk dans une famille d’artistes, sa mère était graphiste et son père peintre / sculpteur.
A Minsk , elle a terminé le lycée de Minsk d’art pour les enfants doués. Les promus de ce lycée furent les artistes et les peintres nationaux Biélorusse, les écrivains et les critiques d’art. Pendant 7 ans elle a appris la peinture, le dessin, les règles de composition, l’histoire des Beaux-Arts du monde entier. Elle a fait également des études linguistiques et juridiques à l’Université de Minsk.
Elle est pourvue d’une grande intelligence manuelle qui lui permet de sentir les volumes et l’espace et de traduire ses émotions dans le bronze. Pour elle, les formes naturelles jouent un rôle crucial dans sa conception imaginative, elles incitent à des recherches sur différents matériaux. Néanmoins, elle apporte souvent des changements significatifs aux formes naturelles originelles de manière à pouvoir exalter la réalité.
Ainsi, elle ajoure les lignes simples pour les rendre encore plus expressives. Dans ses sculptures, tout a de l’importance : les détails, la richesse des textures, la picturalité, la matière et la patine participent ensemble à l’équilibre et à la subtilité de ses œuvres.
Elle préfère le bronze, car la sculpture en bronze accumule des éléments tout à fait divers : le feu, le métal, l’eau, la terre… et le plus important – un élément très particulier – l’énergie de la création, sans dédaigner pour autant l’expérimentation avec les matériaux contemporains comme la résine époxy et la pierre reconstituée.
Le monde de ses sujets est habité par les animaux et les personnages, qui sont réalisés avec une ironie sublime et chacun a son caractère particulier.
Elle souhaite créer pour dévoiler aux spectateurs le monde des Images. Pour que, dans la diversité de ce monde, chacun trouve quelque chose, très proche de lui-même. Inspirée par le monde qui nous entoure, la littérature, l’histoire, la nature et même par les objets ordinaires, elle continue sa création et reste productive et perfectionniste, de manière à toujours aller de l’avant et à se dépasser.
Bénédicte Dubart
Principales Expositions
2004-2006
2007-2008
2009-2012
2013
2014
2015
Principales commandes
Stéphane Deguimen
De formation scientifique, il débute une carrière d’enseignant en physique chimie dans l’éducation Nationale.
Persuadé que sa vocation est ailleurs, il met fin à cette activité début des années 2000 pour débuter un parcours de sculpteur.
Originaire d’un village de montagne, il avoue une très forte passion pour les animaux sauvages, la forêt, la nature et ses reliefs caractéristiques à l’image de rochers de Bavella semblant rejoindre le ciel. En Corse, les essences locales présentes dans la forêt sont essentiellement le châtaignier, l’Olivier, le noyer et les souches de bruyère.
Au coeur d’un milieu exceptionnel, Stéphane se lance dans une recherche permanente et obsessionnelle qui le plonge dans ses travaux. L’observation en particulier sur les formes préexistantes des racines est décisive et incontournable.
En botanique la racine est la partie souterraine d’un végétal qui lui permet de puiser dans le sol les éléments nécessaires à sa nutrition (eau, sels minéraux) et d’assurer sa fixation à son support. La racine du latin radīcīna, diminutif du latin radix signifie base, source ou fondement.
Ce sont des visions de structures tridimensionnelles qu’il a d’abord étudié lors de ses études de physique et que la sculpture lui permet de faire émerger du fond de son esprit.
Les lignes de force sont volontairement accentuées dans son travail pour faire ressortir et souligner l’impression recherchée et donner le maximum d’expression:
force, mouvement, lourdeur, pesanteur, légèreté, verticalité, horizontalité.
L’histoire débute par une souche extraite lors de l’ouverture d’un chemin forestier. Cette racine fut ensuite entreposée sous un chêne où elle séjourna pendant plus d’un an. Il lui arrivait de passer devant et d’y poser son regard. L’instant d’observation était bref et pouvait à première vue paraître futile. Il avait l’impression qu’une tête de taureau se dégageait de ce bloc. Il aurait pu en rester là, oublier et passer à autre chose, une simple curiosité qui avait attiré son attention.
Puis il décidait de franchir le pas et de ramener cette souche dans sa cave pour la travailler.
De manière spontanée en utilisant la technique de la taille directe il opérait des corrections à l’aide de sa tronçonneuse, de ses ciseaux et ses gouges.
La tête de Taureau venait d’apparaître. Il ne manquait plus qu’à lui rapporter une paire de cornes qu’il réalisait en noyer.
Il ne savait pas encore que cette cascade d’événements menant à la réalisation de cette sculpture allaient bouleverser le fil de sa vie et le conduire sur une nouvelle voie.
Asymétrie et Symétrie, naissance d’un paradoxe. Une racine par définition est asymétrique.
Dans la réalisation d’une sculpture il est fondamental que les symétries soient rigoureusement respectées au niveau des volumes. Cela constitue l’aspect technique du travail.
Le problème est posé : comment déceler une symétrie dans une racine qui par définition est complètement asymétrique?
A ce stade, était-il alors nécessaire de poursuivre le travail?
Un équilibre semblait être atteint par ces petites retouches qu’il peut qualifier avec un certain recul de modestes par rapport à ce que la terre lui avait offert.
La pièce semblait être aboutie suite à cet étrange face à face. Il venait de se créer un dialogue et un profond sentiment de respect.
Il était important à ce stade de ne pas aller trop loin, en effet malgré ces symétries crées, la racine devait conserver sa structure propre.
En poursuivant le travail et en franchissant certaines limites le risque était de défigurer une structure déjà existante avec ce qu’elle représente.
Ce qu’il vient d’évoquer est un premier aspect. S’il va plus loin dans l’analyse d’autres éléments essentiels viennent se greffer.
Il est important de noter pour étoffer son raisonnement qu’il est un sculpteur autodidacte. Il n’a été formé par aucune école et n’a donc reçu aucune influence artistique extérieure. Son travail est donc issu de son imagination.
Mais comment l’individu construit il son imaginaire?
S’il compare ce qu’il a crée avec le relief montagneux de sa région, il constate que la matière crée se rapproche de celle du relief géographique.
Cela est visible en particulier sur la photo d’une sculpture représentant un aigle prise devant les aiguilles de Bavella.
En effet la structure des ailes du rapace sont semblables à la configuration des rochers.
Il y a donc une retranscription inconsciente de l’espace environnant donnant un style propre à la pièce réalisée.
La montagne est rude, elle est soumise aux tempêtes, la verticalité des massifs plongeant dans la mer donne une impression de dureté et d’austérité.
Cela est également retranscrit dans le travail où les animaux sauvages prédominent.
Les notions de liberté et d’immensité sont également des valeurs fortes transmises par cette terre.
La tête de taureau en l’occurrence réalisée l’année 2000 dans une racine fut par sa force et son équilibre une pièce majeure.
Cette œuvre réalisée de manière spontanée et presque accidentelle marquera ses futures inspirations.
Des bronzes à la cire perdue sont réalisés en fonderie à partir des pièces maîtresses dans des séries limitées à 8 exemplaires.
Les dessins et lithographies occupent également une place importante dans ses travaux.
Les ouvrages littéraires qui l’ont marqué :
« le Mythe de Sysiphe » d’Albert Camus , « Antoine » de Saint Exupéry et Michel Leiris avec « Miroir de la Tauromachie ».
Raphaël Marcz
Marine Oussedik
Née en 1967, Marine Oussedik est diplômée de l’Ecole Supérieur d’art Graphique de Paris.
Depuis toujours son travail est entièrement dédié au cheval tout à la fois sujet et objet.
Une œuvre virtuose car l’artiste, à force d’observation a si bien su intérioriser ses modèles qu’elle les a libérés en s’en éloignant. Qu’ils soient d’encres ou de bronzes, ses chevaux, dessinés, peints, sculptés jaillissent avec force et élégance de toute matières.
En 1992, Amaury de Louvencourt présente dans sa galerie, la Cymaise, ( rue du faubourg saint honoré ) une exposition personnelle de l’artiste, première d’une longue série. Puis elle est sollicité dans le monde entier, notamment en Suisse, Angleterre, Corée du sud, Belgique, Etats-Unis, Emirats Arabes Unis, Chine…
Elle présente ses premiers bronzes en 1996, et on retrouve la même finesse et expression dans ses volumes que chez ses chevaux couchés sur le papier.
Elle réalise aussi certains jouets en pièces uniques, tels que des jeux de petits chevaux (collection Hermes) ou un cheval arabe à roulette pour l’exposition « Le cheval amusant » au Musée Saint-Jean.
Le Musée Vivant du Cheval de Chantilly lui dédie deux salles et en 2010 le Musée-Château Saint-Jean présente sa première rétrospective, donnant ainsi à voir vingt ans de l’évidence d’une passion.
Elle dessine également pour Gien plusieurs collections. « Les chevaux du vent » autour des chevaux arabes et « Les chevaux du soleil », consacrée aux chevaux portugais
Elle publie régulièrement des ouvrages d’art, d’érudition, de technique ou de jeunesse dont Les Chevaux de vent, oiseaux sans ailes et Les Chevaux de Rois (éditions Martelle) qui ont reçu le trophée du Salon du cheval et le prix littéraire PEGASE (décerné par l’Association pour le Développement de la Culture Equestre).
En 2014 elle illustre un livre d’art consacré à l’équitation de tradition française et en 2015, c’est la parution du livre « les chevaux de Marine Oussedik » chez Actes Sud. Un ouvrage qui lui est consacré et qui est écrit par l’historien Jena-Noël Jeanneney.
Marine Oussedik est aussi cavalière, passant du pinceau à l’étrier, elle cultive une unique passion… le cheval.
Hervé Salgado
Sculpteur depuis 26 ans, Hervé Salgado expose pour la première fois ses oeuvres à Paris au Grand Palais en 1989 au sein du groupe « Figuration Critique » dont il sera un des membres durant plusieurs années.
Très rapidement remarqué par de nombreuses galeries françaises, plusieurs expositions personnelles et salons s’enchaînent : « Jeune peinture » « Salon d’automne » « Mac 2000 » …
Huit ans seulement après ses premières sculptures, la ville de Maison Lafitte en fait son invité d’honneur au cours d’une grande rétrospective de ses œuvres.
Aujourd’hui ses pièces se retrouvent dans de nombreuses collections prestigieuses en France et à l’étranger.
En 2002, c’est sa découverte de la Provence, qui donne à son travail une nouvelle direction et inspiration. Une exposition qui lui est consacrée à Paris et intitulée « Une botanique lumineuse » marquera un tournant important dans son travail.
Appliques, lustres, lampadaires et pièces de mobiliers sont depuis inspirées du monde végétal et animal.
A présent, Lézards et souris cours sur des feuilles de figuier, ou de Magnolia, tandis que des abeilles se posent délicatement sur ses lampes en bronze aux patines polychrome.
Aujourd’hui Hervé Salgado partage sa vie entre Paris et Saint Rémy de Provence. Travaillant le bronze, avec finesse et poésie, et privilégiant les pièces uniques ou les petites séries, rendant ainsi ses œuvres rares sur le marché.
André Sauzet
Les sculptures mobiles d’André Sauzet
C’est en 1965, qu’il commence réellement son activité de sculpteur en réalisant des sculptures soudées au chalumeau qu’il recouvre de brasure pour leur donner l’aspect d’un bronze.
Parallèlement, il utilise d’autres matériaux, la pierre, sculpte des galets, travaille le bois et réalise des terres cuites. Il complète sa formation par des cours de dessins.Il teste le principe de la cire perdue en réalisant une petite tête en étain.
Conseillé par le sculpteur Pierre Lagénie, il construit dans son atelier, au Château d’Olonne, le matériel nécessaire afin de réaliser son premier bronze.
Ce travail de sculpteur-fondeur, il le pratiquera avec passion, pendant une vingtaine d’années (1985-2006) en apportant régulièrement des améliorations.
Souhaitant se consacrer davantage à la création, il confie maintenant à notre fonderie ses cires et nous travaillons avec lui en étroite collaboration. Il souhaite réaliser lui-même la ciselure et la patine colorée afin de leur donner l’aspect d’un vieux jouet en métal rouillé.
Figuratives, de formes simples, voire primitives, ses sculptures sont le plus souvent mobiles. Utilisant ses connaissances en mécanique, il réalise un parfait équilibre et on peut, si on le souhaite, les mettre en mouvement pendant plusieurs minutes.
Pour cela, le moindre courant d’air suffit a les animer.
Ses sculptures sont présentes dans de nombreuses collections : France, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Etats Unis.
PARCOURS
1965 – Premières sculptures en métal soudé
1967 à 1970 – Cours de dessins
1979 à 1984 – Sculptures pierre – galet – terre cuite
1985 – Première coulée de bronze à la cire perdue,création de sa propre fonderie
1994 – Premières sculptures mobiles
2002 – Premiers bronzes colorés
2003 – Création d’un nouveau four de fusion
2004 – Aménagement d’ un atelier de modelage,moulage à Saint-Ouen sur Seine (93)
2006 à 2015 – Fait réaliser la fonte de ses bronzes par la fonderie d’art Avangini
2012 – Création d’un espace d’exposition au Château d’Olonne (85)
Bruno Cognée
Pascal Masi
Je sculpte les animaux depuis bientôt un quart de siècle. « Pourquoi? » L’univers des formes ma fascine et le contact physique avec la matière, avec les matières, me comble.
Pendant des années, j’ai taillé la pierre pour mon plaisir. Puis j’ai commencé à modeler la terre qui me permet d’immortaliser la création par la transformation en bronze.
Puis il lui a paru nécessaire de proposer un monde animal véritablement en couleurs, à l’image de la vie elle-même. Il s’est alors tourné vers la résine qui ouvre la voie aux millions de couleurs possibles ! Puis est venu le travail en métal soudé pour les sculptures monumentales. Il assemble des armatures de métal par soudure et les recouvre de « peaux » de grillage.
Et les animaux? Le monde animal offre en spectacle la beauté de la vie. Les animaux ne trichent pas. Ils sont sans « fard » disait François Pompon. C’est ce qui les rend si beaux.
Pièces muséales et commandes publiques :
Musée Royal d’Azizia, Jeddah (Arabie séoudite)
« Grande Manta » acquis par le musée en 2015
« Hydroptère » acquis par le musée en 2015
Musée François Pompon – Saulieu (21)
« Danse avec les Ours » porté à l’inventaire permanent du musée en 2008
Musée d’art contemporain de la ville de Puteaux (92)
« P’tit rock » porté à l’inventaire permanent du musée en 2010
Ville de Gif sur Yvette (91)
« ADN : unité du vivant » Sculpture en fonte d’aluminium de 3,3 m de hauteur acquise par la ville. Installée dans le centre-ville au cours d’une large opération de rénovation urbaine.
Gilles Oderigo
Gilles Oderigo est un artiste fascinant aux multiples talents. Né en 1960 en région parisienne, il se découvre depuis son enfance, une passion pour l’art sous toutes ses formes (dessins, peintures, sculptures, photos…). Il fera ses études dans le secteur audio-visuel.
Après une expérience d’une dizaine d’année et la réalisation de quelques courts-métrages, il se tourne définitivement vers la sculpture en travaillant dans le domaine de la figurine d’édition, historique ou fantastique. C’est ainsi qu’il a réalisé un nombre considérable de modèles, deux décennies durant, exploitant des sujets variés, du moyen-âge à « l’heroic fantasy » en passant par le « seigneur des anneaux ».
Puis, poussé par sa famille et encouragé par ses amis il se décide à réaliser ses propres œuvres, tout en explorant ses sujets de prédilection.
Cette fois, c’est en osant une approche du bronze, matériau extraordinaire et générateur de sensations fortes, qu’il a découvert de nouvelles façons d’aborder son travail. Toujours à mi-chemin entre des mondes fantasmagoriques et un règne animal souvent onirique, il tente de décrypter ce qu’il croit percevoir au travers d’une matière brute souvent rebelle.
Ses centres d’intérêt peuvent parfois paraître éclectiques, mais l’histoire qu’il essaie de raconter avec ses sculptures est toujours un peu la même, interprétée par des personnages différents, en quête d’un plaisir renouvelé, qu’il désire faire partager.
Affilié à la « Maison des Artistes » depuis 1994.
Dernières manifestations et prix:
- 2011 : Salon des Beaux Arts de Coye la Forêt, prix de la sculpture
- 2012 : Exposition en binôme avec l’artiste peintre Blandine Roth du 29 mai au 10 juin durant la manifestation « éclats d’arts » de Meaux
- 2012 : Chatou – grand marché d’art contemporain
- 2013 : Sélectionné au salon d’art animalier de Bry sur Marne
- 2013 : Salon « grand format » de Mennecy, prix de la sculpture
- 2014 : Saint witz
- 2014 : Mennecy grand format (hors-compétition)
- 2014 : Saint-Germain-les-Corbeil
- 2014 : Pièces exposées à la galerie Françoise Chap’art, Pau
